Argentine: tout le monde veut la peau de Cristina Kirchner

Par Marthe Rubio

Déjà mise en examen dans trois affaires de corruption, l’ex-présidente est désormais visée par un mandat d’arrêt pour « trahison à la patrie ». Ce 10 décembre, elle prend ses fonctions de sénatrice. Mais son immunité parlementaire risque d’être levée.

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C’est avec les traits tirés que Cristina Kirchner est apparue ce jeudi, quelques heures après l’annonce du mandat d’arrêt lancé contre elle, pour donner une conférence de presse d’urgence au Congrès. « Ils veulent me faire taire, mais ils ne me font pas peur », s’est défendue l’ex-présidente argentine, estimant être victime d’une « persécution politique sans précédent dans la démocratie ». Cristina Kirchner, qui a gouverné l’Argentine pendant 8 ans (2007-2015), a déjà été mise en examen dans trois affaires de corruption depuis qu’elle a quitté le pouvoir en 2015.