L’affaire Carlos Ghosn vue du Japon

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En Europe, l’arrestation de Carlos Ghosn est présentée comme la manifestation d’un capitalisme japonais arriéré et xénophobe. Mais dans l’archipel, l’histoire est bien différente. C’est celle d’un homme qui a brusqué les normes d’égalité et la conduite entrepreneuriale, sans pour autant y apporter les « bonnes pratiques » internationales ni les résultats escomptés.

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De notre envoyé spécial à Tokyo (Japon). - Contrairement au dicton, on peut très bien être prophète en son pays. Ou en ses pays dans le cas de Carlos Ghosn, puisque l’ex-patron de Nissan, Renault et Mitsubishi possède la triple nationalité franco-libano-brésilienne et qu’il était, et est toujours, célébré comme un géant de l’industrie à Paris comme à Brasilia, et parfois même à New York, capitale mondiale des affaires. En revanche, il semble plus difficile de devenir prophète dans un pays où l’on floue pendant longtemps des normes bien établies, pour le meilleur comme pour le pire, tel le Japon.