Moines de Tibéhirine: disparitions en série de documents

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Le rapport du général Buchwalter, des télécopies adressées au général Rondot, des dossiers sur un émissaire du GIA... Malgré ses demandes, le juge antiterroriste Marc Trévidic se voit privé de pièces essentielles pour faire avancer l'enquête.

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Depuis quelques mois, le dossier des moines de Tibéhirine, les sept ecclésiastiques français enlevés en Algérie dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 et retrouvés décapités deux mois plus tard – le 30 mai 1996 –, est comme frappé d'une étrange malédiction : des documents importants réclamés au gouvernement français par le juge antiterroriste Marc Trévidic semblent s'être mystérieusement volatilisés. De quoi éveiller les soupçons lorsque l'on sait à quel point les développements de cette enquête embarrassent au plus haut point l'Etat français – tout autant que l'Etat algérien.