L’invisible Vincent Peillon au Parlement européen

Par

Vincent Peillon a annoncé sa candidature à la primaire socialiste. Depuis 2014, l'eurodéputé évite les couloirs du Parlement à Bruxelles, reste à distance de ses collègues socialistes et refuse de parler aux journalistes accrédités. Son bilan à mi-mandat : un rapport, passé inaperçu.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

De notre envoyé spécial à Bruxelles (Belgique).– Lorsque Mediapart avait interrogé Martin Schulz sur la pléthore d’eurodéputés candidats à la présidentielle française (d’ores et déjà : Yannick Jadot, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon), le président du Parlement européen s’était félicité que « de plus en plus d’eurodéputés jouent un rôle national ».

Schulz, sur le point de quitter le Parlement en janvier pour se lancer dans la politique allemande, va pouvoir se réjouir encore davantage : Michèle Alliot-Marie (LR) vient d’annoncer son intention d’y aller elle aussi, tandis que Vincent Peillon a officiellement annoncé sa candidature à la primaire du PS lors d'un entretien sur France 2 dimanche soir. « Je suis le candidat du rassemblement », a-t-il expliqué pour justifier sa candidature surprise, avant d'assurer qu'il allait prendre la défense du bilan de François Hollande, injustement critiqué selon lui.