Israël-Palestine: la reculade de Jean-Marc Ayrault

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Si la conférence proposée par la France pour relancer le dialogue israélo-palestinien échoue, Paris reconnaîtra l’État palestinien, avait averti Laurent Fabius avant de quitter le Quai d'Orsay. Face aux tirs de barrage israéliens, son successeur, estimant qu’un tel préalable est trop favorable aux Palestiniens, en a décidé autrement.

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Le président palestinien Mahmoud Abbas sera à Paris vendredi 15 et samedi 16 avril pour rencontrer François Hollande et discuter de l’initiative française en vue de relancer le dialogue israélo-palestinien. Il risque fort de repartir déçu. Car cette initiative dont le pilotage a été confié à un diplomate très aguerri, Pierre Vimont, ancien ambassadeur français aux États-Unis et ex-secrétaire général exécutif du Service européen pour l’action extérieure, est aujourd’hui combattue et menacée sur plusieurs fronts. Saluée par les Palestiniens, à la recherche d’une solution pour sortir du statu quo destructeur imposé par Israël, elle n’a pas connu le même accueil, il s’en faut de beaucoup, auprès du gouvernement israélien qui la juge inutile, voire dangereuse. Depuis des mois, il a lancé une vigoureuse offensive diplomatique pour la contrer.