Viktor Orbán s’en prend à l’université, la contestation grandit à Budapest

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Des manifestations antigouvernementales massives, déclenchées par l’attaque contre l’université d’Europe centrale, secouent la Hongrie. Face aux opposants, la propagande tourne à plein régime et le pouvoir s’enferme dans la haine et le mensonge… en se faisant menaçant.

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Budapest (Hongrie), de notre correspondant.- Jamais un mouvement citoyen n’avait rassemblé autant de monde contre Viktor Orbán que dimanche 9 avril, lorsque des dizaines de milliers de personnes ont déferlé dans le centre de Budapest (les médias d’opposition retiennent le chiffre de 80 000 personnes). Déclencheur de ce mouvement, une loi présentée comme un amendement sur l’enseignement supérieur pour mettre fin aux irrégularités constatées de vingt-huit établissements étrangers, mais dont tout le monde a compris le réel objectif : débarrasser le pays du nid libéral qu’est la Central European University.