Parlez-vous le français de l’Onu?

Par Santiago Artozqui (En attendant Nadeau)

Les institutions internationales ont intégré depuis longtemps dans leur fonctionnement la multiplicité des langues et, donc, la traduction. Néanmoins, comme chaque fois que l’on traduit, la visée est essentielle : pour quoi et pour qui traduit-on ? Y répondre permet de comprendre pourquoi le français y semble amidonné et raide comme une chemise de notable.

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Pour essayer de comprendre pourquoi traduire pour l'Onu, il faut d’abord se pencher sur « le machin », comme disait de Gaulle, qui d’un point de vue formel n’avait pas tout à fait tort. En effet, le machin est une machine complexe aux multiples rouages qui, dans l’idiosyncrasie locale, s’appelle « le système des Nations unies » et qui comprend :