Venezuela: Ciudad Caribia, la «ville rêve» du chavisme, montre ses plaies

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La crise économique que traverse le pays fait trembler le cœur même de la révolution bolivarienne. Ville nouvelle et vitrine du pouvoir, Ciudad Caribia semble s’être pétrifiée à la mort d’Hugo Chávez. Depuis, certains de ses habitants s’accrochent au rêve du Comandante, quand d’autres laissent éclater leur colère.

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Ciudad Caribia (Venezuela), de notre envoyé spécial. - À l’évocation de Ciudad Caribia, la réaction des Caraqueños (les habitants de la capitale vénézuélienne, Caracas) oscille entre peur et jalousie. La ville serait soit une jungle où les habitants s'entretueraient, soit un lieu privilégié par le gouvernement, qui ne connaîtrait pas la crise. Mais peu y ont déjà mis les pieds. Ils ne connaissent de la ville que ces lettres blanches, hautes d'un mètre, aux abords de l'autoroute qui mène à l'aéroport, ce nom cité dans les discours quand il s'agit de vanter la politique gouvernementale en matière de logement.