En Italie, la rue dit « non » aux réformes Renzi

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Le parlement italien a adopté, le 3 décembre, la réforme du marché du travail. Surnommée le Jobs Act, cette loi d'orientation libérale abolit notamment l'article 18 qui protégeait les salariés en CDI de tout licenciement abusif. Les syndicats ont riposté en appelant à une grève générale qui a très largement mobilisé.

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C'était sa première grève générale : Matteo Renzi a été confronté ce vendredi 12 décembre au premier mouvement de grande ampleur depuis son arrivée à la présidence du Conseil, en février dernier. Mobilisés autour du mot d'ordre « Cosi non va » (« Comme ça, ça ne va pas »), la plupart des secteurs d’activité, publics comme privés, ont été touchés : transports, santé, éducation, administration. Côté transports, 80 % des autobus et 50 % des trains et des avions ont été bloqués, rapporte le site du quotidien Il Fatto Quotidiano. À l'origine de la mobilisation : les deux grandes confédérations syndicales, la CGIL et l'UIL – traditionnellement plus modérée –, totalisant à elles deux quelque 8 millions d'adhérents. Syndicalistes, mais aussi opposition de gauche, mouvances autonomes et simples citoyens ont protesté contre le « Jobs Act », cette libéralisation du marché du travail votée la semaine dernière, mais aussi contre le projet de loi de finances 2015, qui augure d'un nouveau budget d'austérité dans la péninsule italienne.