Ces chefs djihadistes que le Mali libère en catimini

Par

En février 2019, dans le plus grand secret, Bamako a libéré plus d’une quinzaine de djihadistes en échange de personnes détenues par eux. Ceci pour tenter d’ouvrir un espace de dialogue politique et en dépit des pressions de la France pour empêcher les dirigeants maliens d’engager des discussions.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 17 février 2019, les autorités maliennes ont discrètement libéré Aliou Mahamane Touré. L’ancien commissaire de la police islamique de Gao avait été condamné à dix ans de réclusion en août 2017 pour atteinte à la sûreté de l’État, détention illégale d’armes, association de malfaiteurs et coups et blessures aggravées. Sous sa macabre autorité, quand la ville du nord du Mali était occupée par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) en 2012, des voleurs présumés s’étaient fait amputer d’une main et des femmes qui ne portaient pas le voile avaient été fouettées.