L'opposant camerounais Kamto inculpé de rébellion

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L'opposant camerounais Maurice Kamto a été inculpé par un tribunal militaire de rébellion et sept autres charges qui pourraient lui valoir la peine de mort, ont déclaré mercredi ses avocats.
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DOUALA (Reuters) - L'opposant camerounais Maurice Kamto a été inculpé par un tribunal militaire de rébellion et sept autres charges qui pourraient lui valoir la peine de mort, ont déclaré mercredi ses avocats.

Maurice Kamto était candidat à l'élection présidentielle du 7 octobre dernier remportée par le président Paul Biya, au pouvoir depuis 36 ans. Il a dénoncé un scrutin frauduleux et s'est proclamé vainqueur dans la foulée du vote.

Il a été arrêté fin janvier après avoir organisé un rassemblement contre le chef de l'Etat, dispersé brutalement par les forces de sécurité.

Parmi les charges retenues mardi contre l'opposant figurent celles d'incitation à l'émeute, d'offense envers le président de la République, de destruction de biens et de bâtiments publics, a précisé un de ses avocats, Emmanuel Simh.

"Ce n'est pas une question judiciaire. C'est politique", a ajouté un autre avocat, Christopher Ndong.

Vingt-deux membres de son parti, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), seront également jugés pour les mêmes charges.

En France, le ministère des Affaires étrangères s'est dit "préoccupé par ce développement judiciaire".

"Nous restons attentifs à la situation de M. Kamto et à celle d’environ 200 de ses partisans qui sont détenus", a déclaré un porte-parole. "L’opposition camerounaise, dont il est l’une des figures, doit pouvoir s’exprimer librement, dans le respect de la loi."

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