La Bosnie reste bloquée entre colère sociale et désespoir politique

Par

Les élections du 12 octobre n'y ont rien changé. Près de vingt ans après la guerre, la Bosnie-Herzégovine reste paralysée dans un système politique qui donne la prime à tous les nationalismes. Le blocage est complet entre des pouvoirs qui ne peuvent engager aucune réforme et sont engloutis dans la corruption.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Sarajevo, de notre envoyé spécial.-  En février dernier, la Bosnie-Herzégovine s’embrasait : à Sarajevo, Tuzla, Mostar et même dans beaucoup de petites villes du pays, des milliers de citoyens de tous âges descendaient dans la rue, faisant le siège des institutions publiques, réclamant la démission d’une classe politique incompétente et corrompue, l’arrêt des privatisations qui se soldent par un pillage des dernières ressources publiques du pays, et une remise à plat de l’ensemble du système politique.