Climat : bataille d’interprétation autour de l’accord Chine-Etats-Unis

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S’agit-il de l’annonce la plus importante de l’histoire de la diplomatie climatique, ou du verrouillage des négociations dans l’échec ?

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Quand l’Europe découvre la signature d’un accord bilatéral entre la Chine et les États-Unis sur le climat, mercredi 12 novembre au petit matin, la surprise n’est pas totale. Dans le monde des négociations climatiques, chacun sait que la signature d’un accord international à Paris en 2015 dépend d’un deal entre Pékin et Washington, les deux plus gros pollueurs de la planète, qui représentent à eux deux près de la moitié des émissions mondiales (environ 45 %). En septembre, à New York, Zhang Gaoli, vice-premier ministre, a annoncé le plafonnement des émissions chinoises de gaz à effet de serre « dès que possible ». Les dates de 2030 ou 2023 circulent déjà dans les cercles d’experts. Quant à Barack Obama, il ne peut rien annoncer avant les élections de mid-term.