Contre les armes chimiques, un volontarisme tardif

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L’opération lancée samedi matin ne changera sans doute pas le cours d’une guerre qui a déjà fait 350 000 morts. Et elle ne fera pas oublier que Washington et Moscou étaient depuis 2013 signataires d’un accord qui interdisait à Damas de détenir et utiliser des gaz de combat.

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La France, les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé, samedi avant l’aube, une série de frappes contre la Syrie. Les cibles des missiles de croisière et missiles air-sol tirés par les avions de combat et les navires des trois pays étaient toutes liées, selon Paris, Washington et Londres, au complexe militaro-industriel produisant les armes chimiques utilisées depuis plusieurs années par le régime de Damas. Et employées une nouvelle fois, le 7 avril, contre la localité de Douma, près de Damas, faisant une cinquantaine de morts et près de 500 blessés.