BCE: une politique monétaire à contretemps, un risque pour l’Europe

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Mario Draghi renoncera à sa politique de rachat de dettes souveraines à partir de janvier 2019. Ses interventions ont permis de calmer la fièvre de la monnaie unique, mais n’ont réglé aucun des problèmes de la zone euro. Ce désengagement risque de peser sur l’avenir de l’Europe.

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C’est fini. Comme il l’avait annoncé depuis plusieurs mois, Mario Draghi a confirmé jeudi 13 décembre que la Banque centrale européenne (BCE) allait arrêter sa politique de rachats de titres obligataires sur le marché secondaire (quantitative easing) à partir de janvier 2019. Ce programme débuté en mars 2015 devait durer deux ans, il a été prolongé pendant quatre ans. La BCE pensait engager 1 000 milliards d’euros pour soutenir la zone euro, elle a investi plus de 2 600 milliards d’euros.