L’Arabie saoudite continue de passer entre les gouttes de l’affaire Khashoggi

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Malgré la persistance des critiques contre Riyad et le refus d’extrader les responsables de l’assassinat du journaliste en Turquie, la Maison Blanche et les Européens essaient d’enterrer le scandale. L’administration Trump pourrait même s’en servir.

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Pour un pays en grande partie désertique, l’Arabie saoudite maîtrise à merveille l’art de passer entre les gouttes. Plus de deux mois après l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul, l’affaire est lentement en train d’être rangée au rayon des pertes et profits malgré une condamnation, pour l'heure symbolique, par le Sénat des États-Unis. Le magazine américain Time a beau avoir sacré la victime « personne de l’année », ainsi que l’ensemble des journalistes harcelés dans le monde, les amis du royaume saoudien semblent s’être passé le message : on ferme le rideau.