Face au Covid-19, la Turquie libère ses prisonniers de droit commun, mais pas ses dissidents

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Une loi votée par le Parlement turc pour lutter contre la propagation du coronavirus dans un milieu carcéral surpeuplé devrait permettre la libération de 90 000 prisonniers. Mais elle exclut largement les « politiques », dont de nombreux intellectuels jugés uniquement pour des délits d’opinion.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant. – Son fils sur les genoux, regard face caméra, Öznur Keser énonce un message simple, en quelques phrases : « Mon mari est détenu parce qu’il est journaliste. Le journalisme n’est pas un crime, il ne doit pas être considéré comme un crime. Aydin nous manque beaucoup et nous avons très peur pour sa vie à cause du coronavirus. Je veux qu’il soit libéré immédiatement. »