Trump-Netanyahou: l’abjection et le danger

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La nouvelle tuerie perpétrée lundi par l’armée israélienne à la frontière de Gaza, pendant que Benjamin Netanyahou dédiait à Donald Trump ce « jour glorieux » où l’ambassade américaine était transférée à Jérusalem, confirme qu’un nouveau désastre est en cours au Moyen-Orient. L’Iran en est le prétexte et les Palestiniens, les premières victimes.

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Abjecte. C’est l’adjectif qu’a choisi lundi Amnesty International pour qualifier la violation sauvage des droits humains et du droit international par l’armée israélienne, à la frontière de la bande de Gaza. En moins de quatre heures, les tireurs d’élite israéliens ont tué 52 manifestants palestiniens venus protester, parfois avec des cailloux, des bouteilles incendiaires ou des pneus enflammés, mais sans armes à feu, contre le transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, et les onze ans de blocus imposés à leur territoire par Israël. Mardi matin, le bilan s'élevait à 58 personnes tuées.