«Aquarius»: les migrants ont-ils «vocation» à mourir?

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L’odyssée de l’Aquarius apporte une nouvelle fois la preuve de la violence des politiques européennes, et pas seulement de l’actuelle extrême droite au pouvoir en Italie, à l’égard des migrants. Au regard des détours faits par leur navire, les passagers, qui vont arriver exsangues en Espagne, ont compris qu’ils sont considérés comme un « fardeau » qu’il faudra bien se répartir s’ils parviennent vivants sur nos côtes.

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En matière de politique migratoire, l’horreur est là ; le pire est à venir. À bord de l’Aquarius, en route vers l’Espagne, l’odyssée se poursuit : l’équipage de SOS Méditerranée, qui affrète le navire pour aider les migrants en perdition, fait savoir via son compte Twitter que les rescapés sont malades, épuisés et choqués. Le refus de l’Italie et de Malte de les laisser accoster sur leurs terres et l’absence de proposition des autorités françaises ont forcé le bateau, après la main tendue de l’Espagne, à emprunter un chemin plus long en direction du port de Valence.