Les nouveaux parias de la Turquie

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Depuis un an, la machine répressive turque mise en marche après le putsch manqué du 15 juillet 2016 ne cesse de produire de nouveaux proscrits à la culpabilité souvent douteuse. Rencontre en cinq récits avec cette nouvelle Turquie des réprouvés dont la vie a été brisée par l’arbitraire.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.-  Un an après la tentative manquée de putsch, le 15 juillet 2016, la Turquie a profondément changé de visage. L’état d’urgence s’est imposé comme un mode de gouvernement durable. Les ordonnances gouvernementales ont supplanté les lois et un référendum aux résultats controversés a transféré au président de vastes pouvoirs. Au nom de la traque des « terroristes » responsables du putsch, tous les coups sont permis : arrestations sur la base de preuves aussi minces que l’utilisation de telle application de smartphone ou la possession d’un compte dans telle banque suspecte, destitutions d’élus sans procès, limogeages en raison d’activités syndicales ou de militantisme pro-kurde…