Birmanie: Aung San Suu Kyi mettra-t-elle fin aux massacres des Rohingyas?

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Alors que près de 400 000 Rohingyas ont choisi l’exil pour fuir les tueries, que l’ONU parle de « nettoyage ethnique » et que les condamnations se multiplient, la première ministre birmane annonce qu’elle prononcera mardi un message de « réconciliation nationale ». Mais est-elle encore crédible ?

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Aung San Suu Kyi l’a annoncé mercredi 13 septembre : elle ne se rendra pas, contrairement à ce qui était prévu, à l’assemblée générale de l’ONU qui s’ouvre la semaine prochaine à New York. Peut-être pour éviter qu’on ne lui rappelle les engagements qu’elle avait pris dans la même enceinte l’année dernière. S’exprimant depuis la tribune, elle s’était alors engagée à défendre les droits de la minorité musulmane. Cette même minorité musulmane – les Rohingyas – qui est aujourd’hui victime, de la part de la police et de l’armée birmanes, d’un déchaînement de haine et de violence dénoncé par des voix autorisées comme un véritable nettoyage ethnique.