En Espagne, la bataille du «neuf» contre le «vieux»

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Ils ne sont plus deux, mais quatre partis à prétendre à la victoire aux législatives dimanche en Espagne. Plus de quatre ans après le surgissement des « indignés », le paysage politique espagnol poursuit sa mue. L’issue du scrutin reste incertaine, tout comme la coalition de partis qu’il faudra sans doute former dans la foulée des élections.

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Il a fini par accepter un débat télévisé – et un seul. À une condition : que l’affrontement soit circonscrit. Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol (PP, droite), a consenti lundi soir à participer à un face-à-face à l’ancienne avec son adversaire socialiste, Pedro Sánchez (PSOE) (extrait ci-dessous). Depuis le début de la campagne, le conservateur, candidat à sa réélection, a choisi d’ignorer les dirigeants des deux partis nés en réaction à la crise, Pablo Iglesias pour Podemos (à gauche) et Albert Rivera pour Ciudadanos (à droite). Il refuse systématiquement de débattre avec eux. Image forte du début de campagne, le pupitre de Rajoy était resté vide, lors du premier débat à quatre, fin novembre à l’initiative d’El País.