France-Maroc, une idylle nettement contrariée

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Départ de l'«ami»Jacques Chirac, fermeture des écoles françaises, signature d'un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, débat sur l'identité nationale... Que pense le Maroc de la France? Si, pour les acteurs de la scène culturelle, les choses se sont gâtées depuis la présidence Sarkozy, les milieux d'affaires demeurent tournés vers le marché français. Dernier volet de notre série.

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La France et le Maroc, c'est une histoire d'amour/haine, de passion tourmentée et de louvoiements continus, dont seuls les Marocains revenus au pays savent vraiment prendre la mesure. Parti un temps vivre aux Etats-Unis, revenu à Paris à la fin des années quatre-vingt («ah, les cafés, les fromages...»), le sculpteur Mahi Binebine a précipité son retour à Marrakech avec toute sa petite famille un soir d'avril 2002. «Le Pen, pour moi, ça a été la goutte d'eau. Je ne me voyais pas faire grandir mes enfants dans ce pays, je sentais que quelque chose était en train de tourner, nous n'y avons pas notre place», raconte le très francophile sculpteur, peintre et écrivain. Mais savez, les liens avec la France, c'est quelque chose d'indéfectible.»