Face aux révolutions arabes, l'embarras de la classe politique israélienne

Alors que les Palestiniens manifestent pour réclamer le retour à l'unité de leur mouvement national, Israël ne parvient pas encore à penser le Proche-Orient de demain. La peur de l'islam, du renouveau égyptien, dominent dans les interventions publiques des responsables de droite comme de gauche, de l'ancienne comme de la nouvelle génération.

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«Nous avons peur : nous sommes le seul petit îlot démocratique de la région, et nous espérons le rester.» Ancien ambassadeur israélien en Egypte de 1996 à 2001, aujourd'hui membre du think tank Jerusalem Center for Public Affairs, Tzvi Mazel ne prend pas de gants pour exprimer tout haut ce que les responsables israéliens pensent tout bas. Son opinion donne la mesure du climat qui règne actuellement en Israël, et de la perception qu'ont les responsables politiques des événements qui traversent le monde arabe. Derrière la peur que ces révolutions suscitent, notamment sur la possible remise en cause du traité de paix avec l'Egypte, difficile de voir émerger un débat d'idées constructif sur la possible coopération entre Israël et ses voisins.

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