Les socialistes savaient. Et ils ont délibérément choisi de laisser le “secret défense” couvrir les « circuits de financement suspects » de la droite dans la vente des sous-marins Agosta au Pakistan, sans alerter la justice. Un document d’avril 1998 issu des archives du cabinet du premier ministre, commenté et paraphé par Lionel Jospin, préconise « la poursuite de l’exécution du contrat » pakistanais malgré l’existence de « malversations financières » considérant que les commissions « ont été en grande majorité déjà versées ».