En Macédoine, le pouvoir vacille

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Une semaine après la sanglante opération antiterroriste du week-end dernier à Kumanovo, les questions sans réponses s’accumulent. Parmi ces questions : le rôle du conseiller en communication français Gérard Askinazi, qui s'est rendu sur place en février et a rencontré des officiels. L’opposition appelle à un grand rassemblement dimanche.

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Skopje, de notre envoyé spécial. - L’opération « antiterroriste » déclenchée samedi dernier par la police macédonienne dans un quartier albanais de Kumanovo a débuté à 4h20, à l’heure de la première prière musulmane. « Immédiatement, nous nous sommes cachés dans la cave, explique Cazim Azemi, un homme aveugle d’une trentaine d’années. Nous y sommes restés jusqu’à 18 heures, puis la police a investi la maison. Ils nous ont fait sortir, ils ont évacué les femmes et ils ont collé tous les hommes contre un mur, les mains liées dans le dos. Je leur disais que j’étais aveugle, mais ils nous frappaient. Nous avons été conduits à la station de police d’Avtokomanda, à Skopje. Nous y sommes restés 24 heures, sans manger, la plupart du temps obligés de rester debout. »