Un an après le putsch raté, Erdogan veut «arracher les têtes des traîtres»

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La Turquie a commémoré l’échec de la tentative sanglante de coup d’État, qui a coûté la vie à 250 personnes. À l’entrée du pont du Bosphore, un haut lieu de la résistance civile contre les putschistes, le président Erdogan a prononcé un discours revanchard et accusateur devant une foule moins survoltée que son « Reis ».

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.-  L’événement était attendu depuis des mois. Tous les moyens publics avaient été mobilisés pour faire du premier anniversaire de l’échec du putsch du 15 juillet 2016 en Turquie la célébration du triomphe du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan sur ses adversaires. Pourtant, le discours du chef d’État samedi soir, à Istanbul, à l’entrée du pont du Bosphore, où 32 civils et deux policiers avaient péri un an plus tôt sous les balles de militaires putschistes, n’avait pas le ton apaisé et bienveillant d’un homme politique au faîte de sa puissance.