Un procès attend deux anciens directeurs français de la BPCE au Cameroun

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La filiale camerounaise de la BPCE a perdu plusieurs dizaines de millions d’euros dans des détournement de fonds. Inculpés, deux de ses anciens directeurs français sont visés par un mandat d’arrêt international. Le procès doit s’ouvrir au Cameroun le 20 juillet.

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Un an après le dépôt d’une plainte par la direction de la Bicec, filiale camerounaise du groupe Banques populaires-Caisse d’épargne (BPCE), la juge d’instruction camerounaise chargée de ce dossier a transmis les conclusions de son enquête au tribunal de grande instance du Wouri, à Douala, la capitale économique du Cameroun. Un procès doit s’ouvrir le 20 juillet. Quinze personnes sont inculpées, dont deux ressortissants français : Pascal Rebillard, directeur général de la Bicec (Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit) de 2008 à 2012, et Pierre Mahé, qui lui a succédé de 2012 à 2015. Tous deux sont accusés de complicité d’abus de confiance et escroquerie aggravés, de complicité de faux et usage de faux en écriture privée ou de commerce. La juge d’instruction précise dans son ordonnance de renvoi qu’ils n’ont pas « cru devoir déférer aux convocations » qu’elle leur a adressées au cours des derniers mois. Les deux hommes résident en France. Un mandat d’arrêt international a été émis contre eux le 8 mai 2017.