Rohingyas: derrière la religion, le pétrole et le gaz

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Pendant que le gouvernement bangladais négocie un accord de rapatriement avec le ministre de l'intérieur birman, militaire de carrière, les réfugiés reçoivent des permis de séjour. Ils gardent précieusement le moindre papier attestant leur lien avec l'Arakan, la province qu'ils ont fuie et dont la Chine rêve de prendre le contrôle, en raison des hydrocarbures qu'elle recèle. (2/3)

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Cox’s Bazar (Bangladesh), envoyé spécial.-  C’est une longue tente blanche dressée sur un terrain poussiéreux, près du camp de réfugiés de Balukhali. Des soldats en uniforme sont postés à l’entrée, vert pour les soldats de l’armée régulière, brun pour les gardes-frontières, bleu pour le bataillon paramilitaire Ansar. Les migrants rohingyas en provenance de Birmanie patientent en file indienne, attendant d'être enregistrés pour obtenir un toit, à boire et à manger, des soins au dispensaire et une place à l’école pour les enfants. L’armée enregistre leur nom, leur village d’origine et leur date d’entrée au Bangladesh. Elle les prend en photo et relève leurs empreintes digitales. De grands ventilateurs rafraîchissent le matériel informatique.