Tunisie & WikiLeaks: portrait d'une diplomatie française soumise au régime de Ben Ali

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Le renoncement de la diplomatie française à toute ambition en matière de droits de l’homme sous l’ancien régime tunisien, pour privilégier la coopération sécuritaire et l’illusion de l’Union pour la Méditerranée, est désormais documenté par une nouvelle série de câbles diplomatiques, rendus publics ce vendredi par Mediapart, partenaire de WikiLeaks.

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S'il fallait résumer d'une phrase la position de la France vis-à-vis de l'ancien régime de Ben Ali, ce serait celle-ci : «La Tunisie n'est pas une dictature.» Révélée par WikiLeaks dans une série de câbles que publie Mediapart ce vendredi, cette analyse faite en août 2007 par l'ambassadeur de France à Tunis, Serge Degallaix, dit tout de l'aveuglement du premier partenaire économique et politique d'un régime face auquel la France de Nicolas Sarkozy a abdiqué toute ambition en matière de principes démocratiques et de respect des droits de l'homme.