Grèce: Syriza défend ses trois premiers mois au pouvoir

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Qu'a pu faire en trois mois de pouvoir le gouvernement d'Alexis Tsipras ? Si les débats font rage au sein de Syriza, si les pressions des Européens et de la Troïka n'ont pas cessé, si l'Allemagne souffle le chaud et le froid, le nouveau pouvoir grec réussit tout de même à avancer pas à pas. Ministres et députés expliquent cet apprentissage du pouvoir.

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De notre envoyée spéciale à Athènes.- Il y a eu l'euphorie, les premiers jours. La gauche radicale, pour la première fois, parvenait au pouvoir. Enfin, on allait pouvoir renverser la table, mettre fin à l'austérité, balayer l'ancienne classe dirigeante. Le gouvernement formé par Alexis Tsipras à l'issue des élections du 25 janvier ne comptait, à une petite exception près, que des nouvelles têtes n'ayant jamais gouverné. Une classe politique toute neuve s'installait aux manettes de l'exécutif, des gens au mode de vie modeste, des hommes sans cravate, des personnes que l'on croisait, pour certaines, dans les manifestations encore quelques mois plus tôt…