Maroc: Amnesty dénonce une pratique «endémique» de la torture

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Alors que la France et le Maroc ont signé en février un nouvel accord de coopération judiciaire que doivent encore approuver les parlementaires français, un rapport d'Amnesty International documente 173 cas de torture. En représailles, le Maroc a expulsé deux chercheurs de l'ONG, jeudi 11 juin.

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Mise à jour le vendredi 12 juin à 13h: Amnesty annonce ce jour l'arrestation et l'expulsionde deux des ses chercheurs par le Maroc, dans la journée du jeudi 11 juin.  «En expulsant deux experts d’Amnesty International, les autorités marocaines tentent d’entraver des recherches légitimes sur les droits humains et de museler toute critique dans le pays», a affirmé Amnesty International dans un communiqué. «Le 11 juin, rapporte Amnesty, la police marocaine a arrêté séparément John Dalhuisen, directeur pour l’Europe et l’Asie centrale à Amnesty International, et Irem Arf, chercheuse sur les droits des migrants et des réfugiés. Tous deux se sont vus confisquer leur passeport et ont été interrogés respectivement au poste de police de Rabat et d’Oujda, avant d'être expulsés, à bord d'un avion pour Londres et via un vol pour Paris.»