Rio de Janeiro (Brésil), de notre correspondant.– « Temer est prêt à faire n’importe quoi pour rester au pouvoir. C’est très inquiétant », lâche le député fédéral Alessandro Molon (Rede). Beaucoup donnaient le président pour mort politiquement, mais il se démène et s’accroche à son poste. Le Tribunal supérieur électoral (TSE), chargé de juger la campagne présidentielle de 2014 de Dilma Rousseff et Michel Temer, a choisi d’absoudre, ignorant des preuves concrètes, le président par intérim qui risquait la cassation de son mandat. Le plus important procès du TSE, qui pour la première fois jugeait un président en exercice, a tourné à la farce. L’un des juges en est venu à invoquer « la colère du Prophète » contre des journalistes en faisant le geste de se trancher la gorge.