Brésil: une nouvelle crise pourrait emporter le président par intérim

Par

Michel Temer a exclu de démissionner, jeudi 18 mai, alors qu'une enquête de la Cour suprême a été ouverte à la suite de sa mise en cause dans un enregistrement qui a fait l'effet d'une bombe. Des manifestations demandent la tenue d'élections directes à un pouvoir plus fragile que jamais.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Rio de Janeiro (Brésil), de notre correspondant.- Un flash spécial interrompt la programmation normale de la chaîne Globo, ce mercredi 17 mai, alors qu'une bonne partie du pays regarde tranquillement sa novela. Pendant l'annonce de la présentatrice, des cris épars se font entendre dans certains quartiers de Rio de Janeiro : « Fora Temer » (« dégage Temer »). En 1 minute 40, la journaliste raconte ce qui a depuis provoqué une déflagration dans tout le pays. C'est un enregistrement dans lequel on entend un entrepreneur expliquer au président par intérim, Michel Temer, qu'il soudoie Eduardo Cunha, principale figure du processus de destitution contre Dilma Rousseff, et condamné en mars 2017 à 15 ans de prison pour corruption, pour éviter qu'il ne fasse des révélations aux enquêteurs. Le président par intérim lâche alors : « Il faut que ça continue, OK ? »