En pointe contre Daech, le PYD kurde divise la population syrienne

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Acteurs clés du conflit, au rôle décisif dans la lutte contre l’État islamique et dans la libération de Manbij début août, les combattants kurdes du PYD négocient leurs alliances au coup par coup, souvent au côté du régime syrien, avec un objectif: préserver un territoire qui permettrait de constituer un Kurdistan autonome.

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Nous sommes en septembre 2012. Au milieu de la campagne parsemée de vergers du nord-est de la Syrie, nous marchons au sein d’une katiba (bataillon) de l’Armée syrienne libre (ASL), en direction de la ville d'Idlib. La bataille d’Alep, conçue comme un blitzkrieg qui devait emporter le régime et faire triompher la révolution, est déjà en voie d’enlisement. La poignée d’hommes que nous suivons paraît démoralisée, sans moyens d’agir pour changer le cours des choses (lire notre reportage « Cette guerre serait finie si nous avions des armes »). Tout autour de nous, le bruit des bombardements de l’armée syrienne. Les bombes tombent à quelques centaines de mètres de là, réduisant à l’impuissance les efforts de l’ASL, dépourvue de ce matériel antiaérien qui leur aurait permis de contrôler la région. Dans les semaines qui suivront, plus de la moitié des combattants périront dans un assaut lancé contre la base tenue alors par l’armée syrienne.