Les réfugiés redoutent de n'être plus bienvenus en Europe

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L'État islamique avait toujours promis d'utiliser les migrants comme une « arme psychologique » contre l'Europe. C'est chose faite depuis qu'il est établi qu'un kamikaze a emprunté la route des Balkans. En France, et partout en Europe, les amalgames entre réfugiés et terroristes se multiplient.

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Daech a mis sa menace, proférée au printemps dernier, d’utiliser les migrants comme une « arme psychologique » contre l’Europe à exécution. La confirmation qu’un kamikaze – retrouvé mort à proximité du Stade de France après avoir actionné sa ceinture d’explosifs – s’est fait passer pour un réfugié en empruntant la route des Balkans en apporte la preuve. Le piège tendu par l’État islamique a instantanément fonctionné : les appels à la fermeture des frontières, de plus en plus insistants ces dernières semaines, ont partout retenti avec une puissance rarement atteinte, en France et au-delà.