A Hong Kong, des étudiants prêts «à combattre jusqu’à la fin»

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La police n’exclut pas l’usage de balles réelles pour venir à bout de ces « repaires de criminels », de ces « usines d’armes » que seraient devenues les universités contrôlées par des « émeutiers ».

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Hong Kong, correspondance.– Un policier tirant à balle réelle sur un étudiant désarmé, des universités en flammes pilonnées des heures durant par des tirs de lacrymogènes : la symbolique est très forte et, déjà, de nombreuses voix crient au « massacre d’un Tian’anmen 2.0 » à Hong Kong. Jusqu’ici, le mouvement de contestation qui secoue la région chinoise semi-autonome depuis juin était sans meneur, mais les étudiants radicaux semblent avoir pris les commandes. Ils se disent prêts à tous les coups et sacrifices pour défendre leurs libertés, au risque d’offrir des arguments à Pékin pour reprendre la main, à commencer par une répression plus violente encore et par l’annulation des élections du 24 novembre.