Miguel Urbán (Podemos): «Nous allons chercher des amis en Europe»

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Ce week-end se tient à Madrid un autre sommet pour un « plan B pour l’Europe », après les rendez-vous de Paris et Berlin. L’un de ses organisateurs, l’eurodéputé de Podemos Miguel Urbán, explique l’esprit de cette rencontre de trois jours.

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Après le « plan B pour une autre Europe » organisé par le parti de gauche à Paris et le DiEM de l’ex-ministre des finances grec Yanis Varoufakis lancé à Berlin début février, c’est au tour de Madrid d’accueillir son « plan B, contre l’austérité, pour une Europe démocratique », de vendredi à dimanche. Les Espagnols ont vu les choses en un peu plus grand, avec une trentaine de forums, ateliers et plénières et plusieurs milliers de personnes attendues. Comme à Paris, il sera question d’euro. Et comme à Berlin, chacun débattra des manières de démocratiser les institutions européennes.

Mais les intervenants discuteront aussi, entre les murs du beau site de Matadero (d'anciens abattoirs rénovés, en bordure de la rivière Manzanares), des réponses à apporter à la poussée de l’extrême droite à travers le continent, des passerelles à construire entre les luttes contre l'austérité et les batailles féministes, ou encore des pistes pour sortir de l'impasse dans l'accueil des réfugiés (certaines sessions sont annoncées en streaming ici). Yanis Varoufakis fait le déplacement. Côté partis politiques français, Olivier Besancenot (NPA), Karima Delli (EELV) ou encore Éric Coquerel et Danielle Simonnet (PG) participent à des ateliers. Jean-Luc Mélenchon, lui, est absent. Entretien avec Miguel Urbán, co-organisateur de l’événement, eurodéputé Podemos et figure de l’aile gauche du parti (c’est un ancien d’Izquierda Anticapitalista, qui fut un temps l’équivalent du NPA en Espagne).