En Syrie, «on laisse de nouveau la place aux plus fanatiques»

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À quelques jours d’un nouveau round de négociations sur la Syrie à Genève, Abdelahad Astepho, un des principaux responsables de l’opposition syrienne, évoque les difficultés de son mouvement après la chute d’Alep, face aux groupes djihadistes revigorés, une diplomatie russe agressive et un département d’État américain aphone pour cause de séisme présidentiel.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.-  Vice-président de la Coalition de l’opposition syrienne (CNS), Abdelahad Astepho fera partie de la délégation des opposants chargés de trouver une solution politique au drame syrien lors de la prochaine conférence de Genève, qui doit débuter le 23 février. Exprimant des espoirs mesurés à la veille de ce « Genève-IV », l’historien de 59 ans, désormais en charge des relations internationales de la CNS, revient sur la chute d’Alep, « livrée » par les chefs de guerre au régime de Damas, et lance un cri d’alarme face à la progression des groupes djihadistes, accusés jeudi d’avoir exécuté jusqu’à 200 membres d’autres composantes de l’insurrection, dont 70 membres de l’Armée syrienne libre (ASL). Il décrit également les efforts déployés par la Russie pour imposer « sa » solution au conflit syrien en l’absence des Etats-Unis, paralysés par leur élection présidentielle.