Le Royaume-Uni s'interroge sur les leçons à tirer de la mort de Jo Cox

La campagne sur l'Europe, suspendue depuis jeudi, devait reprendre ce dimanche en Grande-Bretagne. Les deux camps promettent un climat « plus respectueux », à cinq jours à peine de cette consultation décisive. Certains voient dans la mort de Jo Cox le révélateur effroyable de tout ce qui ne tourne plus rond dans la politique britannique.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

L’élection est passée inaperçue, éclipsée par le meurtre le même jour de la députée du parti travailliste Jo Cox, dans un Royaume-Uni en état de choc. Une législative partielle s’est déroulée jeudi à Londres. Il s’agissait de remplacer le fauteuil de Sadiq Khan, élu maire de Londres en mai, dans la circonscription de Tooting, dans le sud de la capitale. La candidate du parti travailliste l’a emporté, avec une majorité bien plus confortable que celle qu’avait obtenue Khan il y a un an (plus de 6 300 voix d’avance sur son adversaire conservateur, contre une marge d’environ 3 000 voix pour Khan).
C’était la quatrième législative partielle organisée depuis un an au Royaume-Uni, et la quatrième victoire du Labour. Chaque fois, cela s’est passé sur des terres plutôt ancrées à gauche. « En termes footballistiques, c’est comme si le Labour avait remporté assez facilement quatre matchs disputés à domicile », résume le Guardian. Le quotidien y voit tout de même un peu plus que cela : la preuve que Jeremy Corbyn, à la tête du parti travailliste depuis septembre 2015, n’est pas le stratège désastreux que certains se plaisent à décrire.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

À ne pas manquer

À Saint-Étienne, le maire, la sextape et le chantage politique
Un magistrat ordonne la censure préalable d’une enquête de Mediapart
Saisi par l’avocat de Gaël Perdriau, le président du tribunal judiciaire de Paris a fait injonction à Mediapart de ne pas publier de nouvelles révélations sur les pratiques politiques du maire de Saint-Étienne, après celles du chantage à la sextape. Cette censure préalable, décidée sans débat contradictoire, est une attaque sans précédent contre la liberté de la presse.
par Edwy Plenel
Climat — Analyse
Jets de peinture et de soupe sur les œuvres d’art : « Ça vous choque ? Tant mieux ! »
Statue aspergée de peinture ce vendredi à Paris, jets de soupe et collages de mains ou de visages sur des tableaux : depuis des mois, des activistes du climat perturbent les grands musées internationaux. Est-ce si ridicule, alors que les gouvernements continuent d’échouer à mener les politiques nécessaires ?
par Jade Lindgaard
Protection de l’enfance : une mission sacrifiée — Enquête
Enfants maltraités mais obligés de patienter : les sacrifiés de la République
Bien que la justice ait identifié un danger au sein de leur famille, des centaines d’enfants sont laissés sans protection, à cause d’une pénurie de personnel et de places en foyer. Un phénomène dont les pouvoirs publics ignorent eux-mêmes l’ampleur. Mediapart a mené l’enquête pour la Journée internationale des droits de l’enfant, ce 20 novembre.
par Hugo Lemonier
Numérique — Analyse
Les géants du numérique redescendent sur terre
Pour la première fois, Google, Amazon, Facebook et consorts se heurtent au mur de la réalité. Confrontés à un retournement économique, leur réponse est semblable à celle des acteurs de l’économie traditionnelle : des licenciements massifs pour diminuer les coûts et plaire aux financiers. 
par Martine Orange