Mercosur: «Serons-nous prêts à mettre notre veto à Bruxelles?»

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Le gouvernement a annoncé qu’il ne ratifierait pas « en l’état » l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Mais pour l’économiste Mathilde Dupré, cet accord climaticide est loin d’être enterré.

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Coup de théâtre ou coup de com’ ? Hier, vendredi 18 septembre, le premier ministre, Jean Castex, a annoncé que la France ne ratifierait pas « en l’état » l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (qui regroupe quatre pays sud-américains : l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay). Raison invoquée : le texte « met en péril la biodiversité et dérègle le climat ». Le gouvernement s’appuie sur un rapport, remis la veille par une commission indépendante dirigée par l’économiste Stefan Ambec, qui pointe les effets délétères pour le climat et la déforestation de l’exportation de 99 000 tonnes de viande de bœuf des pays du Mercosur vers l’Union européenne.