« Il est temps d’analyser la situation ». Cela aurait été un peu faible comme titre d’interview. Et pourtant, on a eu du mal à trouver mieux. Il faut absolument lire les propos de Gianni Infantino, président de la FIFA. Non pas pour ce qu’il dit. Mais pour tout ce qu’il ne dit pas. Alors que l’European Investigative Collaborations (EIC) vient de mettre en lumière pendant plusieurs semaines les dérives affairistes et mafieuses gangrénant le milieu, le dirigeant suisse, censé réguler le monde du football, répond qu’il est urgent de réfléchir. « Préoccupé ? Ce n’est pas l’expression adéquate », ose répondre le président, dès la première question portant sur le travail des agents.