Situation confuse et précaire à Fukushima

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Rien n'est réglé sur le site de la centrale accidentée, où la course contre la montre continue pour refroidir les piscines et les cœurs des réacteurs.

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Le pire a été évité, mais pour combien de temps ? A la centrale de Fukushima Daiichi, la situation demeure «grave et précaire», selon les experts de l'ASN, l'Autorité de sûreté nucléaire française. «Il n'y a pas d'évolution significative et les rejets radioactifs se poursuivent, a indiqué, dimanche matin, Olivier Gupta, directeur général adjoint de l'ASN. En ce qui concerne les piscines d'entreposage du combustible, l'usage des canons à eau a permis d'éviter le pire, c'est-à-dire un dénoyage complet des éléments combustibles avec rejet massif de radioactivité. La piscine du réacteur n°3 est celle dont les combustibles risquent le plus vite de se trouver entièrement découverts. Les cœurs des réacteurs n°1, 2 et 3 sont endommagés, en partie hors d'eau et ne sont pas correctement refroidis. Le réacteur n°3 a connu une montée en pression qui pourrait nécessiter de nouvelles opérations de décompression volontaire, autrement dit d'ouverture de vannes entraînant des rejets extérieurs. »