Israël frappe l’armée syrienne: un message plus qu'autre chose

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Dans la nuit, l'aviation israélienne a bombardé plusieurs positions syriennes. Comment interpréter cette intervention de la part d’un pays qui a tout fait jusqu’ici pour éviter que le conflit ne déborde sur son territoire ? Entretien avec Pierre Razoux, directeur de recherche à l’Irsem et auteur d’une Nouvelle Histoire de l’armée israélienne.

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C’est la première fois depuis le début de la guerre civile syrienne qu’Israël frappe le régime avec cette intensité. Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 mars, l'aviation israélienne a bombardé un centre d'entraînement militaire, un quartier général et plusieurs autres positions syriennes. Cette attaque survient après l'incident qui s'était déroulé la veille sur le plateau du Golan, annexé par Israël en décembre 1981. Mardi après-midi, quatre parachutistes patrouillant en jeep sur la frontière, au sud de la ville de Majdal Chams, avaient été blessés par l’explosion d’une bombe. Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, avait alors promis « d'agir avec force pour assurer la sécurité d'Israël (…). La frontière syrienne fourmille d'éléments djihadistes et du Hezbollah, ce qui constitue un nouveau défi pour Israël », a-t-il ajouté.