Au Brésil, la stratégie de l’exil face à la violence politique

Par et Juliette Rousseau

À force de menaces, Benny Briolly, élue au conseil municipal de Niterói (État de Rio de Janeiro) a été contrainte, pour protéger sa vie, de quitter le Brésil en mai. La militante de gauche, noire et trans, a fait de son exil, aujourd’hui terminé, un instrument politique et médiatique.
 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

En mai, Benny Briolly, élue municipale de gauche et membre du Parti socialisme et liberté (PSOL), a fui le Brésil à la suite de nombreuses menaces de mort dont elle était la cible. Médiatisée, sa fuite a poussé le gouvernement brésilien à l’inclure dans un programme d’État pour assurer sa protection, une mesure que l’élue demandait depuis longtemps et qui lui a permis de revenir dans le pays le 28 mai, environ un mois après son départ. Cet épisode, loin d’être un cas isolé, illustre la vulnérabilité dans laquelle se trouvent actuellement nombre d’élues de gauche.