L’Algérie de Bouteflika en fin de cycle, l'armée toujours aux affaires

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Atteint d’un cancer, le président algérien est hospitalisé depuis près d’un mois à Paris. En Algérie, la relève politique n’est pas prête, et le pays s’interroge sur les conséquences d’un décès du président, à un an d'une élection présidentielle dont Bouteflika était le favori. 

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C’est l’habituelle entrée en matière des opposants algériens exilés à Paris, ceux qui ont quitté le pays après avoir frayé au plus niveau comme homme d’affaires, membre de l’armée ou des services de renseignements. Pour comprendre l’Algérie actuelle, disent-ils, il faut considérer ce pays davantage comme une république soviétique que comme un État-nation classique, doté d’un système politique pluraliste dont répondrait une batterie de contre-pouvoirs virtuels ou effectifs.