En Italie, le coup d'essai d'une autre gauche

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En Italie, la gauche radicale avait disparu du paysage politique, déchirée par ses multiples divisions. À l'initiative de plusieurs intellectuels et personnalités de la société civile, elle tente de se reconstruire en faisant appel au Grec Alexis Tsipras et en présentant une liste baptisée « L'Autre Europe avec Tsipras ».

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Avec zéro député au parlement européen et une très faible minorité au Parlemento de Rome, la gauche radicale italienne semble perdue dans les limbes depuis 2008. Aux législatives de l'an dernier, la coalition « Révolution civile » autour du PRC, le Parti de la refondation communiste, fait 2,25 %. Le SEL, « Gauche écologie liberté », obtient 3,7 % (mais il décroche toutefois 37 sièges de députés grâce à une alliance avec le PD, le Parti démocrate aujourd'hui au gouvernement). Des scores similaires à ceux obtenus quatre ans plus tôt lors des dernières européennes : la « liste anticapitaliste » autour du PRC fait alors 3,4 %, et le SEL, créé pour l'occasion, 3,1 %...