#MeToo: l’affaire des sœurs Khatchatourian réveille les consciences russes

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Inculpées pour « meurtre en bande avec préméditation » pour avoir tué leur père qui leur faisait vivre un enfer depuis des années, les trois jeunes sœurs sont devenues un symbole. Elles obligent la Russie à regarder l’impasse dans laquelle elle s’est perdue en matière de violences faites aux femmes, libérant au passage la prise de parole.

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Moscou (Russie), correspondance.– Fallait-il que ce soit un homme qui meure pour qu’enfin la question des violences domestiques revienne au premier plan en Russie ? Fallait-il un fait divers spectaculaire pour voir s’émanciper la parole des femmes ? Des questions légitimes, un an après l’irruption de cette histoire sordide qui transforma Krestina, Angelina et Maria Khatchatourian – 19, 18 et 17 ans à l’époque – en symboles de l’immense problème de la Russie avec les violences faites aux femmes.