Référendum en Turquie: des fissures apparaissent dans le parti d'Erdogan

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Sondages en demi-teinte, opinions critiques d’anciens compagnons de route relayées par la presse… Des craquements se font entendre dans le parti de Recep Tayyip Erdogan avant le référendum du 16 avril, qui doit élargir ses pouvoirs présidentiels déjà considérables. Mais l’apparition d’une véritable opposition interne n’est pas pour aujourd’hui.

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Ankara, Istanbul (Turquie), envoyé spécial.-  « Pour protéger la démocratie, il faut fermer la voie qui mène au règne d’un seul homme et renforcer les mécanismes d’équilibre et de contrôle entre les différents pouvoirs. J’espère que l’AKP, qui s’est battu pour une démocratie participative et pour une bonne gouvernance dans les administrations, y parviendra. » Ömer Dinçer, l’auteur de ces lignes publiées fin décembre dans le quotidien HaberTürk, n’est pas un opposant notoire au président turc Recep Tayyip Erdogan mais un de ses anciens lieutenants, successivement sous-secrétaire d’État attaché au chef du gouvernement (2003-2007), puis ministre du travail (2009-2011) et de la santé (2011-2013).