Après une campagne désastreuse, le SPD face au spectre d’une nouvelle “GroKo”

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Après avoir créé l’espoir à gauche, le candidat Martin Schulz a enchaîné les faux pas électoraux et a été incapable de maîtriser sa campagne, d’ores et déjà grand perdant du scrutin de dimanche face à Angela Merkel. Arithmétiquement, une grande coalition CDU/SPD reste l’option la plus solide, mais de nombreux sympathisants sociaux-démocrates considèrent cette nouvelle « GroKo » (grosse coalition) comme un suicide.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.– Le jeune Berlinois Matoi Ma-Handy, issu d’une famille germano-camerounaise, n’arrive pas à s’expliquer l’effondrement de son champion Martin Schulz. Il a dix-neuf ans et a pris sa carte du SPD à la section de Berlin-Friedenau dès 2014. Quand son emploi du temps le permet, il milite chez les « Jusos », les jeunes sociaux-démocrates. Parce que le SPD défend « l’égalité sociale, la construction européenne et un système fiscal plus juste », précise-t-il. Mais aussi parce qu’il croit possible qu’un jour, une vraie alternative sociale composée du SPD, des écologistes et de Die Linke pourra se former à gauche : « C’est l’espoir qui s’est levé chez les Jusos à la nomination de Martin Schulz en janvier. Il est européen, expérimenté et il semblait prêt à discuter sur une vraie union de la gauche allemande », se rappelle-t-il.